Univers du Cheval
Les principales races de chevaux élevées au Maroc
L’Encadrement et l’Amélioration de la race chevaline constitue une des principales missions de la SOREC. L’élevage, tel qu’encouragé actuellement, est constitué des races Barbe, Arabe Barbe, Pur-sang Arabe, Pur-sang Anglais et l’Anglo-Arabe.
Les races de chevaux au Maroc
La SOREC, grâce à son expertise scientifique et son savoir-faire, offre un accompagnement complet aux éleveurs, les guidant à travers chaque étape du cycle de vie de leurs chevaux.

Compagnon traditionnel des nomades (de la Libye au Maroc en passant par la Tunisie et l’Algérie), des éleveurs des Atlas et des Hauts Plateaux, le Barbe est toujours un remarquable cheval de selle et d’endurance.
C’est un cheval endémique au Maghreb, dont la présence en Afrique du Nord daterait de 3.500 ans. Grâce à ses qualités morphologiques et comportementales, il a été utilisé, à travers l’histoire, pour améliorer d’autres races de chevaux.
En effet, Le Barbe a longtemps été un cheval de guerre utilisé par Jules César, lors de la conquête de la péninsule ibérique ou encore par l’armée allemande pour gagner Moscou. Il a aussi été le cheval de dressage favori des rois de France.
Si au Maghreb, le cheval Barbe reste associé à des activités d’équitation traditionnelle (Tbourida), ses qualités font de lui le cheval idéal pour des nombreuses activités sportives modernes tel que le dressage, l’endurance, le polo, l’équitation de travail, le TREC, les randonnées équestres, etc.
On dit du cheval Barbe que c’est un cheval polyvalent avec des allures énergiques, à l’aise sur des sols durs et accidentés.
Il est d’une taille moyenne, variant entre 1m45 à 1m60, à tête assez forte au profil subconvexe à rectiligne, souvent chargée en ganache, naseaux effacés, à l’encolure légèrement arquée, à croupe légèrement oblique, queue portée bas, à membres fins et solides, petits pieds à talon élevé, le cheval barbe est un cheval carré portant souvent une robe grise.
Il a été très répandu au VIIIème siècle en Afrique du Nord jusqu’à ce que la race Arabe se développe et devienne majoritaire. Par la suite, de nombreux croisements ont été faits entre l’Arabe et le Barbe
Au Maroc, on dénombre un effectif identifié de 5.000 chevaux Barbe.

Le cheval Arabe Barbe est issu du croisement entre le Pur-Sang Arabe et le Barbe, deux races emblématiques du Maghreb et du monde arabe. L’Arabe-barbe, combine avec harmonie les qualités de ses ascendants, ce qui en fait une monture polyvalente, à la fois élégante et robuste.
Plus harmonieux que le barbe, l’arabe barbe est un excellent cheval de selle et de Tbourida, art équestre traditionnel.
Il se distingue par sa polyvalence, sa docilité, ainsi que sa résistance aux conditions climatiques variés et aux terrains difficiles.
Il est d’une taille moyenne, variant entre 1m45 à 1m60 au garrot, présentant une tête fine au profil souvent concave, des yeux expressifs, une encolure souple, une musculature sèche, une poitrine bien développée, ainsi que des membres solides et secs. Ces caractéristiques en font un cheval à la fois gracieux et endurant, adapté aussi bien aux disciplines sportives (équitation de loisirs, endurance, spectacles…) qu’aux traditions équestres (Tbourida,..).
Au Maroc, Cette race constitue avec le Barbe l’essentiel de la population équine marocaine, on dénombre un effectif identifié de 60 000 chevaux Arabe-Barbe.

Pour la plupart des gens, l’Arabe est le cheval par excellence. Il est effectivement certain que sans lui, l’élevage du cheval de sang eût été impossible.
Essentiel pour l’amélioration de la race chevaline, l’Arabe est sans conteste le plus beau et le plus racé des équidés.
Si l’origine du cheval arabe reste incertaine, peintures et gravures montraient que les Assyriens, les perses et principalement les égyptiens de l’époque pharaonique montaient déjà des chevaux aux jambes longues, élégants et racés, ce qui laisse supposer que ce type d’équidé léger et rapide n’est pas dû à la sélection et à l’intervention de l’homme, mais le résultat d’une adaptation aux conditions de vie extrême du milieu désertique originel.
Les chevaux arabes ont été sélectionnés sur des qualités physiques et morales, à commencer par la plus nécessaire à toutes au combat : l’obéissance. Ce souci est à l’origine de la légende dite des Cinq Juments du Prophète, « Al khamsa al Rasul ». Elles se nommaient, Obajah, Saqlaouiah, Koheilah, Hamdaniyah et Habdah. Certains de ces noms sont encore utilisés aujourd’hui pour désigner des lignées au sein de la race arabe.
Introduit au Maroc avec l’Islam, ce cheval est élégant et harmonieux dans son ensemble, il s’inscrit dans un carré. C’est un cheval de taille moyenne (1,40 à 1,55m), doté d’une tête petite, fine et coiffée par des oreilles pointues et mobiles, un front plat, des yeux à fleur de tête, le chanfrein rectiligne plutôt camus, des naseaux grands ouverts portés par une encolure pas trop fine pas trop charnue bien greffée, une ligne de dessus horizontale terminée par une queue attachée haut, poitrine ample, abdomen peu développé. Des membres surs, musclés avec tendons mets et articulations larges.
Au Maroc, on dénombre un effectif de 13 000 chevaux arabes.

Seul le Pur Sang Anglais peut se mesurer vraiment au Pur Sang Arabe. Le premier, contrairement au second, ne doit pas ses qualités et ses caractéristiques extraordinaires à une adaptation au milieu et à l’habitat primitif, mais, plus banalement, aux goûts sportifs et au talent des Britanniques pour l’élevage.
A partir du XVème siécle, un nombre de plus en plus important de chevaux d’origine orientale furent importés en Angleterre et croisés avec des poneys autochtones ; les poulinières issues de ces croisements, constituèrent la souche d‘où procède l’ensemble de l’élevage du Pur Sang.
Trois étalons : Godolphin, barbe d’origine marocaine provenant du Haras de Meknes, dont de Moulay Ismail à son contemporain Louis XIV, Darley Arabian, pur sang arabe et Beyerly Turk, furent les ancêtres du million de pur sang actuellement vivants.
Le Pur Sang Anglais, cheval de course par excellence, est imbattable sur de moyennes distances.
Bien que comme les Pur Sang Arabes, les Pur Sang Anglais n’aient été élevés ni pour leur beauté ni pour leur élégance, ce sont de splendides animaux, racés, aux membres déliés, harmonieux, énergétiques et rapides.
La tête est fine, généralement petite, bien proportionnée. L’œil est vif attentif, expressif.
Le chanfrein est droit ou légèrement camus mais moins concave que chez certains Arabes.
L’encolure est longue, mince, musclée à son attache.
Le poitrail, large et profond, offre aux appareils respiratoire et circulatoire une vaste capacité thoracique.
Le dos, bien soutenu, se prolonge par une croupe courte, héritée de l’ancêtre arabe, terminée par une queue haute.
Les jambes, aux canons proportionnellement courts, sont sèches et très résistantes.
Le poil est fin et soyeux, la robe baie ou alezane mais jamais pie.
Au Maroc, on dénombre un effectif de 3500 chevaux Pur Sang Anglais.

Cheval de selle par excellence, issu de croisement de deux races pures : le Pur Sang Arabe et le Pur Sang Anglais. Pour bénéficier de l’appellation Anglo-arabe pur, un cheval doit justifier d’un minimum de 25% de sang arabe.
L’Anglo arabe est né de l’élevage français.
L’Anglo arabe est un cheval polyvalent présentant des aptitudes aussi bien pour les courses que pour les sports équestres. Il est, de ce fait, appelé à ce substituer sur les hippodromes nationaux au cheval autre que pur sang anglais.
C’est un cheval longiligne, sa tête est fine, de profil plus souvent droit, l’encolure est longue et mince.
La croupe est longue ou légèrement inclinée, les membres fins.
Au Maroc, on dénombre un effectif de 5 000 chevaux Anglo Arabes.